Mutation importante du paysage commercial parisien

LE CHIFFRE :

1 164

Alors que le nombre de commerces et services commerciaux dans Paris était resté quasi stable (+95) entre 2014 et 2017, il a baissé de 1,9% soit 1 164 locaux commerciaux en moins entre 2017 et octobre 2020.

A fin octobre 2020, La Mairie de Paris enregistrait 83 399 locaux en rez-de-chaussée dont :

  • 74% de commerces et services commerciaux (61 541 établissements)
  • 15,5% de bureaux, activités médicales, commerces de gros (13 094)
  • 10,5% de locaux vacants (8 764) soit 911 de plus qu’en 2017

Les commerces qui ont disparu des rues parisiennes depuis 2017 sont principalement des locaux non-alimentaires :

  • Équipement de la personne (- 1 097 ou -13%)
  • Équipement de la maison (-308 ou -10,4%)
  • Culture et loisirs (-283 ou -5,1%)
  • Agences bancaires, voyage, intérim… (-191 ou -4,3%)
  • ventes de journaux (-56 ou -33%)
  • Auto-moto (-70 ou -7,8%)

Pour la plupart de ces secteurs comme les vêtements, les chaussures, la bijouterie ou les livres, les baisses enregistrées se sont faites en parallèle des progressions des ventes en ligne et de l’engouement pour les produits de seconde main.

A fin octobre 2020, les résultats de l’enquête montraient une très forte progression du nombre de cafés et restaurants depuis 2017 : +600 en trois ans (+4,5%) dont :

  • restauration rapide (+281)
  • restaurants asiatiques (+179)
  • restaurants européens (+90)

Un nombre qui sera probablement révisé une fois les aides gouvernementales liées à la crise sanitaire arrêtées.

Quant aux commerces alimentaires, ils augmentent depuis 2011 (+10,2% ou +708 locaux) principalement les magasins de niche à l’instar des :

  • glaciers (+117% depuis 2003),
  • torréfacteurs (+64% depuis 2003),
  • produits étrangers et régionaux (+52% depuis 2003),
  • ou des pâtisseries (+45% vs 2003)
  • produits bio (+67% vs 2017)

Sans oublier les magasins de produits surgelés (+52% vs 2003) dont plus de 90% des 134 magasins parisiens appartiennent à Picard.
Mais, les boucheries sont de moins en moins nombreuses à Paris (-34% en 20 ans et -6% depuis 2017).

Autre mutation remarquée dans cette enquête, la part de plus en plus importante des commerces tournées vers les touristes que vers la consommation quotidienne dans les quartiers les plus touristiques.

Pour en savoir plus :
« L’évolution des commerces à Paris »  Apur avril 2021. Terrain réalisé en octobre 2020.
Photo Camille Brodard / Unsplash

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