Parfumerie sélective et e-commerce font bon ménage

La parfumerie sélective continue de développer ses ventes en e-commerce. Selon NPD, le chiffre d’affaires réalisé en ligne par le circuit (235 millions d’euros) a augmenté de 17% en 2018 alors qu’au global, les ventes du circuit ont baissé de 2%. « En e-commerce, la parfumerie sélective recrute des consommateurs. On observe une accélération des ventes de soins (+27%) », constate Mathilde Lion, experte beauté chez NPD.

Cela correspond à la tendance du marché : le soin a le vent en poupe en ce moment. « L’e-commerce a été le seul moteur de croissance du circuit sélectif en 2018. Toutefois, on s’attendait à une accélération des ventes en décembre par rapport au reste de l’année du fait du mouvement des gilets jaunes mais cela n’a pas été le cas », précise Mathilde Lion.

En retard par rapport aux marchés anglo-saxons

Pour NPD, le potentiel du e-commerce reste grand. « Il représente maintenant 8% du chiffre d’affaires du sélectif mais aux États-Unis et au Royaume-Uni, il représente 18-20% des ventes de la parfumerie sélective », confie Mathilde Lion. Les enseignes ont donc du travail pour combler leur retard. En plus, la concurrence se fait de plus en plus forte.

Face aux enseignes traditionnelles (Sephora, Nocibé, Marionnaud, Beauty Success…) et aux pure players (Feelunique, Origine Parfums…) arrivent de nouveaux acteurs à l’instar de Zalando Beauty qui va notamment proposer d’ici mi-mars les marques sélectives comme celles du groupe Estée Lauder (Clinique, MAC…).

Source : LSA

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