Open Banking : la révolution de l’industrie bancaire

Comment les banques doivent se réinventer

A l’ère de l’Open Banking, les services financiers sont indispensables à l’économie, mais pas les banques. Pour exister, ces dernières doivent faire des choix stratégiques clairs et engager leur transformation.

L’Open Banking est le passage d’un écosystème fermé à un écosystème ouvert, dans lequel la création de valeur est multidirectionnelle :

  • Aujourd’hui, les institutions se concurrencent et gagnent leurs parts de marché avec :
    – une offre de produits de qualité (ex. : performance des produits de crédit, de paiement, placements, spécificités de segment…) ;
    – la protection des données, des algorithmes et des transactions.
  • Demain, en tant que banque ouverte, la concurrence et les gains de parts de marché se joueront autour de :
    – une offre d’outils / solutions digitales, (i.e. performance des plateformes digitales) ;
    – le partage des données, des algorithmes et des transactions avec un écosystème de partenaires.

Dans ce contexte, quel positionnement pour les banques traditionnelles ?

  • Option 1 : Producteur. La banque fournit ses produits à une plateforme tierce de distribution.
  • Option 2 : Fournisseur. La banque fournit des modules permettant à une plateforme tierce de concevoir ses produits et services.
  • Option 3 : Interface. La banque distribue tous types de produits tiers sur sa propre plateforme.

Pour exister dans cet écosystème, les banques disposent de trois atouts majeurs :

  • La confiance accordée à l’institution. La banque s’est construite autour de l’image du coffre-fort physique, digne représentant de son rôle de garant de la sécurité des avoirs de ses clients. A l’ère digitale, les opportunités ainsi que les menaces se multiplient pour les clients. La banque reste l’institution dans laquelle on a confiance. L’équilibre est néanmoins fragile, et l’enjeu est de maintenir cet atout.
  • La capacité à gérer le risque. Les banques sont des intermédiaires encore essentiels entre le risque et les parties prenantes. Les Fintechs ne prennent à ce jour pas le contrôle de ce rôle essentiel pour l’économie.
  • Le réseau, qui incarne la proximité. Les banques françaises, notamment mutualistes, disposent d’un réseau physique et d’un nombre élevé de collaborateurs. Parfois montrés du doigt, le réseau et les hommes pourraient néanmoins jouer un rôle clé de réassurance, et incarner l’ère phygitale.

 

Pour gagner leur place dans l’Open Banking, les banques devront capitaliser sur leurs propres forces, nouer les bons partenariats et transformer leur organisation.

Enfin, elle devront agir vite, en ayant à l’esprit que s’engager dans l’Open Banking constitue un véritable projet d’entreprise qui impacte toute l’organisation et l’ADN de la banque, nécessitant à la fois de disposer d’une vision de long terme, et de mener des actions de court terme.

Source : Deloitte

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