Les objets connectés et l’assurance

L’utilisation d’objets connectés concerne sept Français sur dix (71%), une proportion portée par un usage lors de trajet en voiture et notamment par le biais du GPS (66%).

Signe de l’attrait des Français pour les objets connectés, un peu plus d’une personne interrogée sur 10 possède déjà un objet connecté (13%) et plus de 4 sur 10 (42%) font part de leur intention de s’en équiper, dont 9% dans les 3 prochains mois et 33% à plus long terme.

L’intention de d’acquérir un tel objet n’est donc pas immédiate, et s’explique probablement en partie par l’absence d’un objet emblématique aux avantages indéniables dans l’offre actuellement proposée.

Les Français relèvent l’intérêt des objets connectés et jugent avant tout bénéfique le fait de pouvoir suivre l’évolution des mesures enregistrées par ces produits (61%), cette opinion est néanmoins peu constituée, ni dans un sens positif (10% seulement jugent ce suivi très bénéfique), ni dans un sens négatif (8% jugent cela pas du tout bénéfique).

Dans le domaine de l’assurance particulièrement, les Français s’accordent pour dire que le fait qu’un banquier ou un assureur propose dans ses contrats un objet connecté représente un plus dans la mesure où cela constitue une action innovante pour 74%.

S’agissant de particuliers, l’emploi d’objets connectés est jugé particulièrement utile pour l’assurance auto, pour les accompagner en cas de sinistre par exemple (70%, dont 18% jugent cela très utile), mais aussi pour l’assurance habitation, afin par exemple de réduire les risques d’incendie dans leur habitation (69%, dont 18% jugent cela très utile).

L’utilité d’un tel objet dans le cadre de l’assurance santé est majoritairement reconnue, mais de manière un peu moindre (61%) que pour l’assurance auto ou l’assurance habitation.

Les avantages associés à l’introduction des objets connectés dans le monde de l’assurance relèvent davantage de la prévention des risques, notamment pour l’assurance santé et habitation – mieux suivre l’état de santé général dans le cadre de l’assurance santé (32%), prévenir les risques d’incendie et d’inondation pour l’assurance habitation (41%) – qu’à un meilleur remboursement des sinistres, exception faite de l’assurance automobile (mieux vous assister en cas de sinistre ou de panne : 47%).

Alors que les interviewés se montrent particulièrement intéressés par l’emploi d’objets connectés dans le secteur de l’assurance, on peut néanmoins se demander s’ils seraient prêts à en assumer les contreparties : ils se montrent en effet notamment sceptiques quant au coût financier d’une telle offre : près de la moitié des Français estiment que la proposition d’un capteur/objet connecté avec un contrat d’assurance aurait pour conséquence une augmentation du montant de leur cotisation (48%), les autres estimant pour moitié d’entre eux que cela ne changerait pas ce montant (27%) ou que cela le diminuerait même (25%).

Dans un second temps, les résultats de l’enquête attestent de la frilosité des Français à l’idée de partager leurs données avec leur assureur ou leur banquier : 53% seraient disposés à partager des informations liées à leur habitation, 44% à leurs déplacements automobiles, et seulement 28% à leur santé (quand 37% s’avèrent fermement réfractaires à ce partage).

Source : Ifop

L’étude :

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