Les Français sont accros aux smartphones et tablettes

Smartphones et tablettes : les chiffres qui montrent que les Français sont accros aux écrans.

Les Français sont dépendants aux écrans. Une impression confirmée par une étude d’AXA Prévention sur l’hyperconnexion publiée vendredi 18 octobre 2019*.

Deux tiers des Français consultent un écran au réveil

La journée des Français est rythmée par l’usage des écrans. Dès le réveil, ils sont 61% à consulter leur mobile ou leur tablette.

Ensuite, près de la moitié va se connecter toutes les 10 minutes sur un écran, jusqu’à la fin de la journée.

La moitié des Français aux toilettes avec son smartphone

Pour 46 % des Français, le smartphone les suit jusqu’aux toilettes. Des chiffres qui grimpent jusqu’à 85% pour les adolescents. 

L’écran s’invite également dans nos repas de famille : 38% des Français admettent le consulter à cette occasion, une pratique qui concerne 59% des 18-24 ans.

Et ce n’est pas tout, puisque 58% éparpillent leur attention entre télévision, mobile ou tablette.

Une dépendance inconsciente

Seul un tiers des Français reconnaît être « dépendants » aux écrans, pourtant ils sont 60% à admettre que se passer de leur téléphone plus d’une journée est « totalement impossible », dont 37 % qui ne pourraient pas s’en passer plus d’une demi-journée.

Les résultats de l’étude permettent également de déceler des contradictions dans les déclarations des Français, amenant addictologues et experts à la question de la dépendance inconsciente. 

En particulier, le temps passé sur les écrans est fortement sous-estimé. Les Français considèrent y passer en moyenne 4 heures et 6 minutes par jour, sans distinction entre cadre professionnel ou privé. Ce chiffre est très loin du compte puisqu’à elle seule la télévision capte 3h36 de leur temps1. Cette différence révèle bien qu’il y a un décalage important entre la perception et la réalité.

Selon le psychiatre addictologue Laurent Karila, « le smartphone est devenu une sorte de e-doudou rassurant. On dort avec, on se réveille avec, et même lors d’insomnies le premier réflexe est de l’allumer. Même sans souffrir d’une réelle dépendance, les personnes ne se séparent pas de leur smartphone : on ne peut pas sortir sans, on ne peut s’empêcher de vérifier sa boite mail ou d’aller sur les réseaux sociaux, on peut être stressé à l’idée de ne plus avoir de batterie ou de WiFi. »

Et d’ajouter : « Il n’est pas nécessaire de mettre en place un programme dur de ‘détox’ mais il est primordial de réaliser un planning de temps de connexion. Pour cela, il faut dans un premier temps comprendre son degré de dépendance et amorcer un processus motivationnel de changement sans frustration. »

En déplacement, même constat [2]. Si 90 % des Français jugent inacceptable l’utilisation du téléphone au volant, beaucoup n’arrivent pas à s’empêcher de l’utiliser.

La dépendance inconsciente au smartphone se vérifie aussi sur la route

En déplacement, même constat [2]. Si 90 % des Français jugent inacceptable l’utilisation du téléphone au volant, beaucoup n’arrivent pas à s’empêcher de l’utiliser. 70% des conducteurs utilisent leur téléphone au volant.

  • 46 % des usagers de la route téléphonent au volant
  • 35 % paramètrent leur GPS en conduisant
  • 25 % lisent ou écrivent des SMS.

Un test pour savoir si vous êtes accro

AXA Prévention propose un test gratuit d’auto-évaluation à réaliser en 5 minutes. Cinq profils ont été identifiés et complétés de conseils pour un usage raisonné des écrans, et pour les plus dépendants, une déconnexion progressive : 

  • Les dépendants : Ils ont du mal à se passer du téléphone au quotidien, cumulent les usages des écrans et utilisent chaque jour les réseaux sociaux. 
  • Les attentifs : Leur relation aux écrans est assez distante, malgré quelques « écarts » occasionnels. Ils s’estiment relativement exemplaires. 
  • Les accros : Ils ne peuvent pas se passer de leur smartphone, utilisent les écrans à tous les instants de la journée. Ils sont des accrocs des réseaux sociaux. 
  • Les indépendants : Ils ont une relation aux écrans assez distante et se jugent peu dépendants. L’usage du mobile est pour eux très utilitaire. 
  • Les imprudents : Ils se considèrent assez peu dépendants mais ont pourtant un usage relativement fréquent des écrans. 

► Faire le test

Sources : France Bleu et Axa Prévention

[1] Observatoire Prévention des Risques, l’hyperconnexion. Étude ELABE pour AXA Prévention, Septembre 2019 sur un panel représentatif de 1 024 personnes de 15 ans et plus, dont 510 parents d’enfants mineurs.

[2] Etude Esteban publiée en 2017, l’Agence Santé Publique France

2019 Infographie hyperconnexion francais Axa Elabe

Quant à la dépendance aux écrans des 15-17 ans :

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