Les Français et l’assurtech

Une étude menée par Mazars et OpinionWay montre que les assurtech restent encore très méconnues du grand public – même si, sans surprise, les jeunes assurés les connaissent mieux que les autres.

Alors qu’elles réalisent des levées de fonds record, notamment dans le sillage d’Alan ou de Shift Technology, les assurtech restent globalement inconnues du grand public, souligne une étude récemment menée par Mazars et OpinionWay.

Seuls 12% des Français auraient ne serait-ce qu’entendu parler des assurtech et autres fintech, selon cette étude. Parmi ceux-là, seul un tiers (4% de l’ensemble des Français) se dit capable de définir précisément ce terme. Sans surprise, la connaissance du mot assurtech diffère selon l’âge des sondés, puisque 21% des personnes âgées de moins de 35 ans disent connaître ce terme – contre 9% des autres assurés.

Autre vecteur de différenciation peu surprenant : 20% des personnes interrogées appartenant aux catégories socioprofessionnelles dites aisées connaissent les termes d’assurtech et fintech, contre 10% pour celles appartenant aux catégories populaires.

Moins d’un quart des assurés prêts à souscrire chez de nouveaux acteurs

L’ancrage des assurtech dans le paysage prendra donc du temps : une situation qui peut notamment être illustrée par Alan, aux montants levés particulièrement importants (75 millions d’euros en trois ans) et qui, pour l’heure, réalise un chiffre d’affaires de 22 millions d’euros – avec un objectif de 100 millions d’ici 2021. Un chiffre d’affaires qui ne le ferait qu’à peine rentrer, à titre d’illustration, dans notre top 30 des mutuelles (et dans le top 50 de la santé)…

Pour l’heure, moins d’un quart des Français interrogés par l’étude Mazars/OpinionWay se disent prêts à prendre un contrat d’assurance auprès de fintech, assurtech, enseigne de distribution et autres GAFA. A l’inverse, 72% et 83% des personnes sondées se disent prêtes à faire appel, respectivement, à des mutuelles ou des compagnies d’assurance pour leurs contrats. Un déséquilibre voué à s’étioler avec les années ?

Sources : Argus de l’assurance et Mazars/Opinion way

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