Les Français épargnent toujours plus

Le patrimoine financier des ménages a grimpé de 5,2% l’an dernier à 5.014 milliards d’euros.
L’Observatoire de l’épargne réglementée, présenté mardi 26 juin par la Banque de France, dévoile le détail du bas de laine des Français. L’épargne réglementée a crû aussi significativement, de 2,5%, le livret A toujours en tête.

Résultat de recherche d'images pour "épargne"Une barre symbolique. L’encours des placements financiers des ménages s’élève fin 2017 à 5.014 milliards d’euros, soit une augmentation de près de 250 milliards d’euros par rapport à fin 2016 (+5,22%). Ce mardi 26 juin, l’Observatoire de l’épargne réglementée de la Banque de France a présenté son rapport annuel, dans lequel il a détaillé les principales tendances de l’épargne et du patrimoine des ménages. Assurance-vie (à hauteur de 39% du patrimoine financier), dépôts bancaires (30%), obligations, actions et assimilés (24%) s’ajoutent aux actifs non financiers (immobilier…) pour composer la richesse des Français. Et la tendance générale de diversification et de progression semble se poursuivre en 2017.

« L’assurance-vie est toujours le premier placement des ménages », a déclaré François Villeroy de Galhau.

Fin 2017, ce placement représentait 39% du patrimoine financier des Français. Quant au principal objet du rapport, l’épargne réglementée, elle semble poursuivre sa progression, de 2,5% en 2017. Elle représente 14,6% du patrimoine financier total des ménages, soit 733 milliards d’euros au total.

« L’épargne réglementée reste un secteur dynamique, tiré surtout par le Livret A », a relevé le gouverneur de la Banque de France.

Les dépôts à vue augmentent également et leur rémunération est très supérieure à celle observée dans les autres grands pays européens : elle est de 0,9% contre 0,5% en Italie ou 0,2% en Allemagne.

« Pour autant, les taux des prêts dans l’économie française en général sont aussi assez bas par rapport à ses voisins européens : ceci est dû à la qualité de l’intermédiation bancaire dans le pays », a ajouté le gouverneur de la Banque de France.

L’internationalisation des capitaux français s’est également accentuée, avec 43% d’actifs du patrimoine financier des ménages placées en Europe ou dans le monde, contre seulement 29% en 2010.

Le livret A prospère, le LEP peine à décoller

Résultat de recherche d'images pour "épargne"Les différents livrets réglementés ont été passés au crible par l’Observatoire.

Le livret A, qui fête ses 200 ans en 2018, a toujours le vent en poupe, avec une croissance de 3,3% en encours et 55 millions de livrets détenus en 2017. Il reste le compte d’épargne défiscalisée préféré des Français, malgré le blocage de son taux à 0,75% en 2018 et 2019. À côté du produit phare détenu par 82% des Français, la Banque de France insiste cependant sur la détention « toujours plus concentrée » des produits d’épargne réglementée.

Le Plan épargne logement (PEL), représente toujours un montant considérable (270 milliards d’euros), en raison de taux de rémunération très différents suivant la date de souscription (1% depuis août 2016, mais 2,5% entre 2003 et 2015 et même plus de 3% avant).

Le gouverneur de la Banque de France a enfin attiré l’attention sur le livret d’épargne populaire (LEP), « un produit encore trop méconnu » selon lui. Plafonné à 7.700 euros, le LEP offre une rémunération annuelle de 1,25% net de prélèvement, soit 0,50% de plus que le livret A, taux qui restera inchangé jusqu’au 31 janvier 2020. Cependant, son ouverture et sa détention sont soumises à un plafond de revenu : pour 2018, le revenu fiscal 2016 de référence est de 19.468 euros pour une part et 29.863 euros pour deux parts.

La vérification de ces revenus constitue une contrainte pour les établissements bancaires, qui participe sans doute de la baisse en nombre et en encours du livret pourtant attractif : aujourd’hui, le nombre de LEP s’élève à 9 millions de comptes pour 44 milliards d’euros d’encours, soit 30% de moins qu’il y a dix ans.

« Une mobilisation de tous les réseaux bancaires, et pas seulement la Banque postale, est nécessaire, pour qu’il soit plus connu et plus vendu », a précisé François Villeroy de Galhau.

L’approche « partenariale » avec les réseaux bancaires, en parallèle de celle menée pour la diffusion de « l’offre spécifique » pour les clients en situation de fragilité financière, est privilégiée par le gouverneur de la Banque de France pour encourager ce produit auquel serait éligible près de 40% de la population française.

Source : La Tribune

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