La place du portable dans la famille

Bouygues Telecom publie une étude sur les rapports qu’entretiennent parents et enfants au sujet du téléphone portable. Elle révèle qu’une grande majorité de collégiens en possèdent un, à partir de 11 ans.

Résultat de recherche d'images pour "téléphoner"Comme en février dernier, Bouygues Telecom publie une étude sur la consommation numérique des Français. Cette fois, le sujet étudié est “la place occupée par le téléphone dans les foyers”.

L’étude a été menée avec l’aide de l’institut CSA (entreprise spécialisée dans l’étude de marché et les sondages).

On y apprend que 87 % des collégiens (de 11 à 15 ans) possèdent déjà un téléphone. Un smartphone qui arrive dès la classe de 6e pour 68 % des enfants interrogés.

À cet âge, ne pas posséder un téléphone peut conduire à une désocialisation, mais c’est aussi une période durant laquelle les enfants sont sensibles à la critique, et donc au cyberharcèlement. 3 % d’entre eux déclarent en être victimes et 16 % connaissent une personne qui l’est.

Comme le précise l’étude, le problème ne se cantonne pas à l’école uniquement. Une fois arrivé à la maison, 74 % des parents estiment que leur enfant passe trop de temps sur son portable.

Pour limiter l’utilisation du smartphone des ados, la première des choses à faire est sans doute de limiter soi-même, en tant que parent, l’utilisation du sien.

D’ailleurs, 89 % des parents estiment qu’ils réduisent le temps passé devant leur téléphone lorsque leur enfant est présent. Mais en interrogeant les ados, le discours n’est pas le même.

Pour 37 % d’entre eux, leurs parents utilisent trop leur téléphone au quotidien. Il faut donc que des règles soient établies pour qu’il ne soit pas une source de dispute, mais plutôt un créateur de lien social. La preuve, 65 % des enfants aiment partager du contenu avec leur famille.

Un faux procès au service de la communication de Bouygues

Résultat de recherche d'images pour "téléphoner"En parallèle de la publication de cette étude, Bouygues Telecom a organisé un faux procès, avec sur le banc des accusés le téléphone portable pour les enfants.

L’événement se passait dans une salle de cinéma avec un faux procureur (en défaveur du portable pour les enfants), une fausse avocate et quatre faux témoins. Un faux juge était là pour arbitrer les débats qui s’apparentaient davantage à une scène de théâtre. Chaque participant savait ce que son adversaire allait dire.

De plus, on constate que l’événement organisé par Bouygues Telecom ne comptait aucun détracteur du portable pour les enfants, à l’exception du procureur. Sans pour autant crier au scandale, c’était là une bonne publicité pour l’opérateur.

L’un des témoins était d’ailleurs Didier Casas, le secrétaire général de Bouygues Telecom, qui avait pu en profiter pour parler du forfait pour collégiens sorti début septembre. Il partait ainsi de ce postulat : “87 % des collégiens possèdent un téléphone. Nous ne cherchons donc pas à commercialiser une offre, mais à communiquer avec les parents et proposer un forfait avec des garde-fous.”

Source : Les numériques

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