La foodtech en France

DigitalFoodLab, en partenariat avec Sopexa et Vitagora, a publié une étude sur la FoodTech qui analyse l’activité des quelques 500 start-up françaises dénombrées dans ce secteur.

Cette étude s’appuie sur l’étude des 472 start-up FoodTech qui se sont créées depuis 2013 en France.
Elles ont levé 317 M€ depuis 2013 avec une multiplication par 3 des montants investis entre 2015 et 2016. Ces deux dernières années ont été marquées par les premières levées de fonds supérieures à 20 M€.

L’étude par domaines de la FoodTech indique que les services de livraison de repas ou des courses dominent l’écosystème (40 % des investissements). Le domaine du FoodService (27 % des levées et des montants) représente une large part de la FoodTech française, notamment grâce à un investissement conséquent dans Wynd (30 M€) représentant à elle seule 60 % des fonds levés cette année sur le secteur.

Quant au poids de la FoodTech française au niveau mondial, avec 219 levées de fonds entre 2013 et 2017, la France est 6ème en termes de nombre de levées, et 7ème en termes de montant investi. L’investissement médian s’élève à 500 000 € en France.

 

” Avec DigitalFoodLab, nous cherchons à développer la FoodTech en France. Pour cela nous travaillons avec les acteurs de l’agroalimentaire, les investisseurs, les institutionnels et bien sûr les entrepreneurs.

Un des points récurrents auxquels nous étions confrontés était le manque de données fiables sur cet écosystème en France. Les chiffres sont présents au niveau mondial, rien n’existait à l’échelle nationale… “

– commentent Matthieu Vincent, Jérémie Prouteau et Alexandre Grimault, les 3 fondateurs de DigitalFoodLab.

Le futur de la Foodtech en France

Mathieu Vincent, co fondateur de DigitalFoodLab, a également mené un travail prospectif en dégageant des tendances à court, moyen et long terme.

Court terme

  • Plus de livraisons personnalisées : repas pour les allergiques, les sportifs, les végans etc.
  • Plus de produits et d’innovation au niveau local
  • La data pour les restaurateurs et les industriels

Moyen terme (d’ici 3 à 5 ans)

  • Une traçabilité généralisée de la “fourche à la fourchette
  • La nutrition personnalisée devrait se développer. Aux Etats-Unis, par exemple, des test génomiques (en libre accès) révèlent ce que nous pouvons manger pour rester en forme. En France, ces tests sont, pour l’heure, très encadrés par la loi.
  • Les aliments du “futur comme les insectes, les algues ou ceux à base de protéines végétales se développeront.

Long terme (d’ici 10 à 20 ans)

  • Rapprochement entre les mondes de la production et les consommateurs. Notamment dans les villes avec des unités de productions urbaines.
  • Encore plus de transparence dans la supply chain.
  • Des aliments sur-mesure selon les besoins de chaque individu

NB : L’étude « FoodTech en France, un phénomène en émergence » est téléchargeable gratuitement sur le site DigitalFoodLab

Source : comarketing news

Vous devriez apprécier