7 AUTOMOBILISTES SUR 10 DISPOSÉS À PARTAGER LES DONNÉES PERSONNELLES

Une étude de McKinsey, dont le Journal de l’Automobile s’est procuré le compte rendu en avant-première, révèle que les industriels et les clients témoignent de plus en plus d’intérêt et de confiance à l’égard du véhicule intelligent.
90% des décideurs de l’industrie automobile, dont des constructeurs, des équipementiers entre autres, estiment que l’organisation de leur modèle économique va évoluer ou s’élargir avec l’émergence de la connectivité et de l’automatisation des véhicules. 80% d’entre eux vont même jusqu’à prédire que de nouveaux entrants vont amener de la concurrence, à en croire le résultat de l’étude annuelle de McKinsey, à paraître ce 15 septembre.

Toujours chez les industriels, 75% des entreprises rapportent ne pas avoir prévu de contre-mesure en cas d’attaque massive (hacking) contre leurs véhicules. Le plus inquiétant étant que seules 30% d’entre elles coopèrent avec des experts en piratage pour s’assurer de la sécurisation des véhicules connectés mis à la route, apprend-on de l’étude de McKinsey, qui a sondé plus d’une centaine de dirigeants.

Navigation et mobilité connectées en chef de file

Les plus de 3000 consommateurs interrogés (en Allemagne, aux Etats-Unis et en Chine) semblent, quant à eux, au fait des modèles d’affaires, 88% déclarant avoir connaissance des transmissions de données (localisation, carnet d’adresses, historique de navigation…) vers des applications ou des tiers. 71% des sondés communiquent consciemment ces information, rapporte McKinsey.

Les applications de navigation et de mobilité sont celles à qui les consommateurs sont le plus disposés à laisser des accès aux données personnelles (82%), si cela permet une gratuité du service, d’après McKinsey. Viennent ensuite les « apps » de messagerie (62%), de médias sociaux (58%). A l’inverse, les jeux (50%) et les applications de streaming (46%) obtiennent des taux d’acceptation plus faibles.

76% des automobilistes prêts à partager leurs données

Le cabinet s’est de fait intéressé aux rapports aux constructeurs. Seuls 24% des consommateurs, chinois, américains et allemands confondus, refusent de communiquer des données. 55% d’entre eux ne posent aucune condition à cette transmission, tandis que 21% y consentent si cela sert à améliorer le produit automobile et non à recevoir des offres partenaires, peut-on lire dans l’étude de McKinsey. Plus qu’aux Etats-Unis (23%) ou en Chine (21%), les Allemands font confiance aux constructeurs comme garants de la sécurité (32%).

Si, en 2014, 20% des sondés (la France faisant alors partie du périmètre, NDLR) se disaient prêts à changer de marque automobile pour profiter d’une offre de connectivité avancée, cette année, McKinsey note que la part a presque doublé, à 37%. De fait, 32% des clients s’ouvrent à un modèle d’abonnement au service, contre seulement 21% l’an passé.

En faveur de la voiture autonome

Incontournable, le sujet de délégation de la conduite a été abordé dans l’étude de McKinsey. 55% des conducteurs changeraient de marque de véhicule si cela permettait d’accéder à des fonctionnalités de conduite automatique avancées. 60% changeraient déjà pour des services liés à la conduite (navigation connectée, informations parking…), relèvent les experts du cabinet.

De fait, 61% des répondants prennent position en faveur du véhicule à conduite automatisée. Ils exhortent les gouvernements à une légalisation. 12% s’y opposent, à moins de circonstances précises. Au milieu, 27% des quelque 3000 personnes ont fait savoir à McKinsey qu’ils changeraient d’avis si les pilotes se révèlent être des succès.

 

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